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jeudi, 05 juillet 2007

DE LA CONFERENCE METROPOLITAINE AU GRAND PARIS

Il y a un an, presque jour pour jour, se tenait la première « conférence métropolitaine », cette rencontre informelle réunissait plusieurs maires de la petite couronne et de Paris, décidés à se concerter davantage pour mieux prendre en compte les enjeux communs à toutes les villes de l’agglomération parisienne. J’y étais – bien seul parmi mes collègues du Val-de-Marne. A mes yeux, il n’était pas possible de réclamer plus de considération de la part de Paris et de refuser de soutenir la première tentative – largement imparfaite mais concrète - de travail en commun Paris-Banlieue.

Aujourd’hui, alors que je participe vendredi à une nouvelle réunion de la « conférence métropolitaine », le débat sur l’agglomération parisienne est relancé, notamment par les déclarations du président de la République Nicolas Sarkozy qui appelle de ses vœux la création d’un « Grand Paris ». J’y suis également favorable.
- Le Grand Paris, c’est une question de simplicité. L’expérience montre, en effet, que l'agglomération parisienne a besoin d'une structure qui la fédère et qui lui donne une réalité institutionnelle alors qu'elle a déjà une réalité géographique, économique, urbaine...Il est nécessaire, à présent, de passer à une nouvelle étape de la conférence métropolitaine, celle qui donnera une dimension juridique à travers une intercommunalité.
- Le Grand Paris, c’est une question de rayonnement. Doter l’agglomération parisienne d’une existence juridique, c’est indispensable pour lutter à armes égales avec les agglomérations concurrentes non seulement à l’échelle européennes (Londres, Berlin, Barcelone…) et mondiale mais même à l’échelle de la province : chacun sait le succès croissant de l’agglomération lyonnaise ou nantaise. Le repli sur soi nous condamnera, assurément, au déclin collectif. A cet égard, la position du président de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon est hélas frileuse : la Région n'a pas à avoir peur d’un « Grand Paris » mais elle a, au contraire - grâce au renforcement de l’agglomération parisienne - tout à y gagner.
- Le Grand Paris, enfin et surtout, c’est une question d’efficacité. Prétendre résoudre les problèmes quotidiens (densité et régularité des transports, offre de logement, qualité du cadre de vie) de nos concitoyens sans coordination des politiques publiques à l’échelle de l’agglomération, c’est mentir, ou se bercer d’illusion.

« Penser global, agir local » : en politique aussi, il faut oser être moderne.

Laurent LAFON

Commentaires

Monsieur le Maire et Conseiller,

Il y a là en effet un formidable défi à relever pour tous les élus de la "zone dense". La forme juridique de cette intégration reste à définir : intercommunalité, transformation des communes (voire des cantons) en nouveaux arrondissements ...

En 1964, la lourde tâche du redécoupage francilien était revenue à Louis Joxe, Ministre chargé de la Réforme administrative.

Aujourd'hui, c'est visiblement à un CIAT dédié à l'Ile-de-France que reviendrait cette lourde tâche. Cela me surprend un peu, mais ne présageons de rien.

Je vous souhaite une franche réussite dans vos travaux.

Ecrit par : Jean-Simon Meyer | vendredi, 06 juillet 2007

Oui je crois qu'aujourd'hui Paris doit savoir se tourner vers l'avenir et ce projet va dans le bon sens. Penser global, agir local plus qu'une formule c'est ce que des millions de Franciliens attendent.

Ecrit par : simon | samedi, 07 juillet 2007