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mercredi, 11 juillet 2007

Nous avons tant à faire ensemble

Le 24 juin dernier, s’est tenu pour la deuxième année consécutive le repas champêtre des sympathisants de l’équipe municipale que je dirige.
Plus de 250 personnes sont venus en ce dimanche de juin pour passer un moment autour des élus, parler de l’année qui s’achève et de celle qui s’annonce.


L’année qui s’achève a été sur le plan de l’action municipale très riche avec notamment de nouvelles opérations qui sont venues compléter le bilan réellement impressionnant de l’équipe municipale depuis 2001.Que ce soit du point de vue des équipements publics construits ou rénovés, des projets d’aménagements lancés ou de la politique d’animation renouvelée, la majorité peut mettre en avant ses résultats avec une fierté légitime.

Grâce à notre action et à celles des nombreux Vincennois qui s'engagent comme nous pour leur ville, notamment au sein des associations, Vincennes connaît un nouveau souffle.

« Le réveil de Vincennes » - comme le titrait le magazine l’Express dans un récent numéro spécial consacré à notre ville - je le poursuivrai dans les mois et les années qui viennent avec des projets qui changeront, pour l'améliorer encore, la physionomie de notre Ville : construction d’équipements publics avec notamment un futur lycée et une nouvelle piscine ; rénovation et embellissement de grande ampleur de trois quartiers de Vincennes (centre-ville, place Diderot et place Renon), relance du Château à la suite de la réouverture du Donjon et d'ici quelques mois de la Sainte-Chapelle …

« Le réveil de Vincennes », j’ai la ferme intention de le poursuivre, avec vous, en me présentant l’année prochaine devant vos suffrages.

Pour mener à bien ce réveil, pour aider Vincennes à relever les défis d'une ville d'histoire et d'avenir, il faut des femmes et des hommes qui ont à cœur le sens de l’intérêt général. C’est pour cela que je m’appuierai sur une équipe loyale, renouvelée et totalement engagée dans et pour la ville, une équipe à l'image des Vincennoises et des Vincennois.

Nous avons tant à faire ensemble.

Laurent LAFON

jeudi, 05 juillet 2007

DE LA CONFERENCE METROPOLITAINE AU GRAND PARIS

Il y a un an, presque jour pour jour, se tenait la première « conférence métropolitaine », cette rencontre informelle réunissait plusieurs maires de la petite couronne et de Paris, décidés à se concerter davantage pour mieux prendre en compte les enjeux communs à toutes les villes de l’agglomération parisienne. J’y étais – bien seul parmi mes collègues du Val-de-Marne. A mes yeux, il n’était pas possible de réclamer plus de considération de la part de Paris et de refuser de soutenir la première tentative – largement imparfaite mais concrète - de travail en commun Paris-Banlieue.

Aujourd’hui, alors que je participe vendredi à une nouvelle réunion de la « conférence métropolitaine », le débat sur l’agglomération parisienne est relancé, notamment par les déclarations du président de la République Nicolas Sarkozy qui appelle de ses vœux la création d’un « Grand Paris ». J’y suis également favorable.
- Le Grand Paris, c’est une question de simplicité. L’expérience montre, en effet, que l'agglomération parisienne a besoin d'une structure qui la fédère et qui lui donne une réalité institutionnelle alors qu'elle a déjà une réalité géographique, économique, urbaine...Il est nécessaire, à présent, de passer à une nouvelle étape de la conférence métropolitaine, celle qui donnera une dimension juridique à travers une intercommunalité.
- Le Grand Paris, c’est une question de rayonnement. Doter l’agglomération parisienne d’une existence juridique, c’est indispensable pour lutter à armes égales avec les agglomérations concurrentes non seulement à l’échelle européennes (Londres, Berlin, Barcelone…) et mondiale mais même à l’échelle de la province : chacun sait le succès croissant de l’agglomération lyonnaise ou nantaise. Le repli sur soi nous condamnera, assurément, au déclin collectif. A cet égard, la position du président de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon est hélas frileuse : la Région n'a pas à avoir peur d’un « Grand Paris » mais elle a, au contraire - grâce au renforcement de l’agglomération parisienne - tout à y gagner.
- Le Grand Paris, enfin et surtout, c’est une question d’efficacité. Prétendre résoudre les problèmes quotidiens (densité et régularité des transports, offre de logement, qualité du cadre de vie) de nos concitoyens sans coordination des politiques publiques à l’échelle de l’agglomération, c’est mentir, ou se bercer d’illusion.

« Penser global, agir local » : en politique aussi, il faut oser être moderne.

Laurent LAFON

mercredi, 04 juillet 2007

Devoir de mémoire

Mardi 26 juin dernier, la ville de Vincennes et l’Association pour la mémoire des enfants juifs déportés de Vincennes ont organisé une cérémonie en souvenir des enfants juifs déportés. A cette occasion des plaques commémoratives ont été posées sur plusieurs bâtiments de notre ville. Voici le discours prononcé lors de cet hommage.


Nous nous retrouvons aujourd’hui, avec émotion et recueillement, pour affirmer ensemble que jamais nous n’oublierons, pour célébrer, dans l’enceinte de nos écoles, la mémoire de ces 24 enfants qui, au plus sombre de l’Histoire, parce qu’ils étaient juifs, disparurent dans les camps.

Ces enfants, avant de n’être que souvenir, furent jadis vivants. En nous retrouvant aujourd’hui au chevet de leur histoire, à l’écoute de leur voix, nous les sortons du néant ; c’est à nous en effet qu’il revient de faire quelque chose.

Je tiens donc ici à remercier tous les enfants présents ce soir, ainsi que les enseignants et les directeurs des écoles pour le travail accompli avec leurs élèves afin que la mémoire soit transmise.

Merci aussi à Mesdames Danielle Dubowsky-Haddad, Lola Grynberg-Skarbnik et Liliane Riesfeld, responsables de l’Association pour la mémoire des enfants juifs déportés de Vincennes, association créée en 2005 et dont le travail a permis de retrouver le nom des 24 écoliers juifs vincennois morts en déportation dont nous honorons aujourd’hui la mémoire.

Voici quelques 60 ans, notre pays était plongé dans de profondes ténèbres.
En ce pays naguère des Lumières et des Droits de l’Homme, l’ordre nazi donnait la pleine mesure de sa folie meurtrière, avec son sinistre cortège de rafles et d’arrestations.


C’est à cette folie que participèrent les autorités de Vichy lorsque, au mépris de leurs devoirs, elles vinrent à seconder et parfois même devancer les exigences de l’Occupant jusqu’à décider la déportation des enfants.

Tous ces enfants innocents, joyeux, ont été dépossédés de leur enfance, de leur avenir par la folie d’un régime.
Ce régime, d’une cruauté absolue, a voulu non seulement leur disparition physique, mais aussi leur oubli total, leur déniant même le droit d’avoir une sépulture, ils ont disparu sans laisser de trace.
C’est pourquoi il est de notre devoir de nous souvenir et de faire que les plaques que nous avons dévoilées, aient la valeur symbolique des lieux de mémoire.

En effet, pour que pareille horreur ne se reproduise jamais, il nous faut garder la mémoire vive et douloureuse de ces moments terribles qui blessent l’histoire des hommes, et il nous faut aussi continuer de méditer sur ce passé devenu incontournable car il n’est pas de précédent à l’extermination de ces enfants, qui visait à atteindre un peuple tout entier dans sa descendance,
afin que ce peuple disparaisse de la terre à jamais.

Ainsi, le crime perpétré par les nazis aura donné au Mal sa figure indépassable dans un siècle marqué par les génocides de l’Arménie au Rwanda.
Un crime qui continue de nous hanter, car il ne s’apparente à rien de connu, et qu’il ne peut être réduit à un accident de l’histoire pas plus qu’à une parenthèse.
Un crime qui continue de nous mobiliser parce qu’il marque une césure dans l’Histoire de l’Humanité et que sa nature même, son caractère abominable et singulier, dépassent l’entendement.
Voilà pourquoi nous devons refuser simplement que cette tragédie sans pareille ne s’apprivoise, ne se banalise, et, domestiquée par les livres d’histoire, ne disparaisse progressivement dans l’oubli.

Nous avons une pensée émue pour ces 24 petits vincennois mais aussi pour tous les enfants, ceux qui ont disparu dans les camps, ceux qui ont survécu, ceux qui ont été soustraits à l’Occupant.
Des enfants dont beaucoup n’ont pas retrouvé les leurs, dont beaucoup ont perdu une mère, un père, une sœur, un frère.
Des enfants dont la souffrance et les blessures, immenses, ne se sont pas refermées avec la Libération.

Que ces plaques que nous dévoilons aujourd’hui, que ces quelques noms gravés dans la pierre soient pour nous tous l’occasion de nous recueillir et de réfléchir à l’incessant combat pour la liberté et la dignité des hommes. Qu’elles permettent de ne jamais oublier.

Et je terminerai en citant ces quelques mots de Paul Eluard : si l’écho de leur voix faiblit, … nous périrons.

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