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mardi, 22 avril 2008

« Le rapport Dallier fait-il du bien au Grand Paris ? »

Le sénateur Dallier en tant que président de l’observatoire de la décentralisation du Sénat a rendu la semaine dernière son rapport sur l’organisation possible du Grand Paris. La nature de ses propositions et l’attrait des médias sur ce sujet, ignoré il y a encore peu mais devenu aujourd’hui un sujet d’actualité, ont conféré à ce rapport un écho particulier.
Après les propositions de la commission ad hoc instaurée au sein du Conseil régional, qui avait dressé plusieurs scénarios envisageables, le rapport Dallier constitue un nouvel apport important dans la réflexion sur le Grand Paris. Autant reconnaître tout de suite que même si un certain nombre de propositions sont contestables – j’y reviendrai – les réflexions du sénateur Dallier présentent deux intérêts majeurs. Elles reflètent tout d’abord une réelle ambition pour faire du Grand Paris une structure forte, dotée de compétences et de moyens financiers solides. Elles font ensuite preuve d’un volontarisme certain, et l’on sait qu’il en faudra pour mener à bien ce projet qui se heurte – et se heurtera encore – à la remise en cause de situations actuelles.
Philippe Dallier part d’un constat, partagé par beaucoup : l’organisation actuelle de l’agglomération parisienne n’est pas assez efficace dans la conduite des politiques publiques de certains secteurs clés tels que les transports, le logement, le développement économique et l’environnement. Elle ne permet pas non plus la péréquation des recettes fiscales sur ce territoire caractérisé à la fois par l’importance de son tissu économique et des inégalités territoriales et sociales très marquées.
Si l’on peut se réjouir de la convergence des uns et des autres sur ce diagnostic, le rapport présente à mes yeux deux inconvénients majeurs qui – et je le regrette – pénalisent la cause qu’il est censé défendre. Le premier est lié à la méthode préconisée pour mettre en œuvre cette intercommunalité. Et l’expérience montre dans tous les territoires qui ont déjà réalisé des intercommunalités que ce point de méthode est essentiel. En effet, un processus intercommunal a besoin de consensus pour émerger et se concrétiser. L’intercommunalité ne peut naître que si la majorité des acteurs arrivent à mettre en avant leurs convergences sur un projet commun afin de dépasser leurs divergences, notamment politiques.
Or, à vouloir avoir raison trop tôt – on pourrait même dire tout seul –, le sénateur Dallier prend le risque de créer une levée de boucliers contre ses idées plutôt que de favoriser leur acceptation. L’enjeu central à ce stade est bien plus de mettre en place un cadre et une méthode de réflexion et de travail que de dire tout de suite ce à quoi il faut arriver. Il serait prématuré et préjudiciable au projet de dire aujourd’hui quels seront la forme et le contenu du Grand Paris sans que les acteurs, et notamment les maires qui ensuite devront le faire vivre, ne se soient appropriés l’idée, n’en aient défini la nécessité et les caractéristiques.
Le second reproche majeur que je fais au rapport Dallier est de lier la mise en place du Grand Paris à la suppression des départements. La proposition est à mon sens maladroite sur la forme et contestable sur le fond. Maladroite parce qu’elle met en opposition l’intercommunalité et les départements, et qu’elle sous-entend que l’intercommunalité est un moyen de faire disparaître les départements. Si l’on peut s’interroger sur le bien-fondé des départements en première couronne – et personnellement, je suis de ceux qui pensent qu’ils ne sont pas adaptés à nos territoires – il ne faut pas que ce constat soit lié à la mise en place du Grand Paris.
Contestable ensuite parce que les conseils généraux sont très engagés sur des missions de proximité, dans le domaine social par exemple, qui nécessitent des moyens de fonctionnement lourds. Le Grand Paris ne doit pas intervenir sur la gestion du RMI, de l’aide à l’enfance ou la création des collèges. Il doit être essentiellement tourné sur des projets d’aménagement et d’infrastructures. En effet, ce qui fait actuellement défaut à l’agglomération parisienne ce sont les projets en matière de transports qui n’ont pas été réalisés depuis 30 ans, c’est également la production de logements nécessaires pour répondre aux besoins de nos populations et qui nécessitent, dans un territoire où le foncier est rare et cher, une volonté politique forte et des moyens financiers importants. Enfin, ce qui manque, c’est un pilotage concerté et cohérent du développement économique de l’agglomération parisienne afin d’éviter qu’elle ne continue de prendre du retard par rapport à sa principale concurrente qu’est l’agglomération londonienne.
La méthode utilisée pour bâtir le Grand Paris sera aussi importante que les principes qui seront retenus. Il faudra que tous les intéressés – au premier rang desquels les maires – puissent apporter leur pierre à l’édifice. Sans eux rien ne se fera, le Grand Paris sera le leur ou ne sera pas.


Laurent LAFON
Maire de Vincennes
Conseiller régional d’Île-de-France
Membre du secrétariat de la Conférence métropolitaine

mercredi, 16 avril 2008

Zoo de Vincennes

La direction du Muséum national d'histoire naturelle, dont dépend le zoo de Vincennes, a annoncé vendredi dernier, lors du Comité des partenaires pour la mise en œuvre du projet de rénovation du parc animalier, et au sein duquel siège notamment le maire de Vincennes Laurent Lafon, que le zoo fermerait ses portes à la fin de l'année en vue de sa rénovation. Dans le cadre de l'opération, tous les animaux seront évacués afin de permettre l'ouverture du chantier au premier trimestre 2009 dont la durée totale est estimée à 30 mois. Un commentaire s'impose.
Effectivement, comme j’ai pu le dire ou l’écrire à plusieurs reprises depuis le mois d’août 2004, l’avenir du zoo de Vincennes n’est toujours pas garanti et cette annonce n’est pas forcément une bonne nouvelle. En effet, si le partenariat public-privé (PPP) est certainement la solution la plus adéquate pour financer le futur zoo de Vincennes, rien ne garantit avant la fermeture du zoo la réussite du PPP lancé en décembre dernier. On se souvient de l’échec du PPP de 2005 fixé sur des bases irréalistes, et, même si le projet suivant semble économiquement plus sûr, qu’adviendrait-il si celui-ci venait à échouer ? Nous nous retrouverions devant un zoo fermé et aucune solution d’avenir. Aujourd’hui donc, la prudence reste de mise mais je souhaite vivement la réussite de ce partenariat public-privé.


Laurent LAFON
Maire de Vincennes
Conseiller régional d'Île-de-France


Rejoignez le mouvement de soutien populaire au Zoo de Vincennes : www.vincennes.fr

jeudi, 10 avril 2008

Laurent Lafon élu président du groupe Centre et Apparentés au conseil régional

Le groupe Centre et Apparentés, créé il y a une semaine, a désigné hier au soir Laurent LAFON - maire de Vincennes- comme président.

« Convaincus de la nécessité de reconstruire un centre fort et clair en France, nous avons décidé de créer un nouveau groupe politique au Conseil régional : « Centre et Apparentés ». Ce groupe se veut d’abord l'héritier direct de l'UDF qui a disparu dans les remous et la confusion de l'après-présidentielle. Notre démarche, murement réfléchie, n’est pas une scission de plus au sein de la famille centriste ; au contraire, elle se veut le ferment d’une union future de tous les centres – union qui n’est pas possible dans la configuration actuelle. En créant notre groupe, nous affirmons à la fois notre liberté et notre sens des responsabilités, dans l’esprit de la campagne que nous avons menée ensemble en 2004 » précise Laurent LAFON.

A 42 ans, Laurent LAFON fait partie de cette nouvelle génération d’élus de terrain qui privilégient l’écoute et la proximité. Licencié en Sciences économiques et diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, il a dirigé des cabinets de conseil spécialisés dans la gestion des collectivités locales. Auteur d’ouvrages de référence sur les finances publiques, il a enseigné à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne et est intervenu en tant qu’expert auprès de l’Union Européenne et de la Banque Mondiale. Il est actuellement professeur associé au Centre national des arts et métiers (CNAM).
Entré au Conseil municipal de Vincennes en 1995, il devient maire adjoint chargé des finances en 2001. Il est élu maire de Vincennes en 2002 et conseiller régional en 2004 sur la liste UDF menée par André Santini. En février 2008, il a été désigné comme président du Nouveau Centre Val-de-Marne, réélu maire de Vincennes au premier tour avec près de 60 % des voix et, depuis hier, président du groupe Centre et Apparentés à la Région Ile-de-France.

Laurent LAFON, Christian SAINT-ETIENNE, Claude PERNES, Gérard RUFFIN, Aude LAVAIL-LAGARDE, Leila LEGHMARA et Pierre-François SIMEONI siègeront donc en tant que membres de ce nouveau groupe lors de la séance plénière du 17 et 18 avril prochain. »

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