jeudi, 12 février 2009

Les transports en Ile-de-France

Samedi matin marquait le lancement de la Fédération régionale Ile-de-France du Nouveau Centre.
Chacun des intervenants s’est exprimé sur une problématique qui lui tenait à cœur et c’est sur cet enjeu majeur que sont les transports que j’ai souhaité échanger avec les militants.

En effet, aujourd’hui, l’Ile de France est en effet confrontée à trois défis :
- l’accès au transport collectif, notamment en ce qui concerne les transports de banlieue à banlieue (70% des déplacements en Ile-de-France). Les Franciliens se déplacent davantage, mais en moyenne la population a eu davantage recours à la voiture (+ 57 %) qu’aux transports collectifs (+ 15 %). C’est que l’offre de transport n’a pas suivi, notamment en banlieue : si 64 % des déplacements réalisés dans Paris se vont par la RATP, cette part chute à 23 % en petite couronne et 10 % en grande couronne.
- La saturation des réseaux : dès 2006, le taux de charge de certaines lignes de métro s’est approché de 95 %. Sur le RER A, le trafic journalier a augmenté de 23 % en 10 ans. En outre, la congestion est également liée à l’organisation même des déplacements qui obligent les Franciliens a traversé Paris pour aller de banlieue à banlieue. Ainsi 20 à 25 % des utilisateurs de la ligne 13 traversent Paris sans s’y arrêter.
- Le développement durable. L’usage fort de la voiture en Région Ile-de-France est un vrai défi environnemental. Ainsi, les déplacements en voiture des Franciliens sont responsables de 15 % des émissions de gaz à effet de serre de la région.

Ces trois défis sont considérables car ils nous renvoient à 3 difficultés :
- des pilotes multiples qui se paralysent les uns les autres : la Région, l’Etat, les départements, le STIF, la RATP, la SNCF. En éparpillant les centres de décision, l’avancement des projets se fait à vitesse réduite voire à vitesse nulle ! Aussi nous militons pour un pilote unique en IDF
- un coût d’investissement extrêmement élevé. Aussi, nous militons pour un emprunt régional dédié, le respect des engagements de l’Etat et le recours au financement par le secteur privé.
- un code des marchés publics qui s’est considérablement complexifié depuis 30 ans. Résultat : 15 à 20 ans pour une mise en œuvre effective des projets. Aussi nous militons pour l’établissement de règles simplifiées en matière d’infrastructure.

Le Nouveau Centre demande un plan francilien des transports rapide et massif, pour en finir avec la politique régionale de saupoudrage. La priorité doit être accordée aux transports de banlieue à banlieue avec le projet Métrophérique qui relierait toutes les lignes de métro et certaines stations de RER autour de la capitale. Nous devons également nous intéresser aux villes délaissées en matière d’infrastructures mais aussi en terme de qualité de matériels roulants.

En tant qu’élus responsables, nous nous devons de faciliter le quotidien des franciliens en prenant à bras-le-corps leurs difficultés en matière de transport.

Laurent LAFON

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