jeudi, 26 février 2009

GRAND PARIS : NON AU STATU QUO

Hier, les premières pistes sur la réforme territoriale proposée par le comité présidé par Edouard BALLADUR ont été divulguées.

En tant qu'élu local, à la fois communal et régional, le principe général consistant à simplifier l'organisation territoriale du pays et à renforcer les régions afin qu'elles atteignent une taille critique, de niveau européen, me semble le bon.

Les élus qui, comme moi, participent à la Conférence métropolitaine sont conscients des spécificités du cœur de l’agglomération parisienne et ses faiblesses actuelles. Parce que nous refusons le statu quo, nous avons enclenché, au-delà de nos différences politiques et des frontières administratives existantes, une dynamique de dialogue en appelant à une nouvelle gouvernance, plus efficace et plus solidaire, pour l’ensemble métropolitain.

Voilà pourquoi j’estime que l’ensemble des propositions du comité BALLADUR va dans le bon sens. Comme j'ai pu l'indiquer à l’ancien Premier ministre lors de l'audition qu’il a accordée aux responsables régionaux du Nouveau Centre, je suis favorable à la fusion des départements du Val-de-Marne, des Hauts-de-Seine et Seine-Saint-Denis et de Paris au sein d’un même ensemble : c’est la seule solution possible pour en finir avec les « effets de frontières » qui morcellent l’action publique ; de même, je suis favorable à la disparition – au sein de ce périmètre - des intercommunalités qui, trop souvent, consistent à constituer des « trésors de guerre » au détriment de leur voisins immédiat. Il faut savoir ce que l’on veut. Si l’on doit créer une nouvelle collectivité ex nihilo comme proposé, alors il faut aller au bout de la logique et tout inclure dans cet ensemble : c’est le prix d’une véritable solidarité d’action et de moyens.

Les travaux menés par le comité sont de qualité, en ce qu’ils osent transgresser des tabous politiques pour repenser, de manière la plus simple possible, l’organisation territoriale de l’Ile-de-France. Mais il ne s’agit que d’un rapport et il serait contreproductif que l’Etat tente de passer en force sur une telle réforme. J’appelle donc les élus locaux, dès à présent, à s’emparer du débat, à le faire vivre, et à enrichir ou amender ces propositions. En réalité, sur cette question, le travail politique ne fait que commencer. Je propose qu’au sein de la conférence métropolitaine, ou de nouvelles assises de la Métropole, les élus se donnent jusqu’à 2014 pour parvenir à un projet global conciliant à la fois la nécessaire réforme de la gouvernance, dans le sens des propositions Balladur, et les projets concrets pour le développement social, économique et logistique de l’Ile-de-France, en lien avec le secrétaire d’Etat Christian BLANC.

jeudi, 19 février 2009

Le Musée de l'Histoire de France à Vincennes

Dans son discours au monde de la culture prononcé à Nîmes le 13 janvier 2009, le président de la République Nicolas SARKOZY, a annoncé la création d’un Musée de l’Histoire de France qui serait installé « dans un lieu emblématique qui reste à définir ».

Au lendemain de ce discours, j’avais attiré l’attention du président de la République sur les potentialités exceptionnelles du Château de Vincennes pour accueillir un tel projet. Aussi, je me réjouis que cette suggestion ait été prise en considération puisque Vincennes figure parmi les cinq sites pressentis.

L’installation de ce musée, d’un genre nouveau, dans l’enceinte du Château répondrait à la fois à une cohérence historique indéniable, puisqu’en son sein vivent plus de mille ans d’Histoire de notre pays, mais également à une logique politique forte, puisqu’elle participerait à la nécessaire revitalisation de l’Est parisien.

Enfin, Vincennes serait le choix de l'audace et du possible : l'intérêt incomparable du site, c'est que l'on peut y bâtir non seulement en surface mais aussi en sous-sol. La construction au coeur même du château de Vincennes d'un édifice moderne de haute qualité aurait une signification comparable à la pyramide de Pei au milieu du Louvre!

Rejoignez le comité de soutien : www.pourlemuseedelhistoiredefranceavincennes.com

Laurent LAFON

lundi, 16 février 2009

Lancement de l'opération pilote Eco-défis des commerçants et des artisans

Il y a quelques jours, nous lançions à Vincennes l’opération Eco-défis des commerçants et artisans, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’Industrie de Paris Val-de-Marne et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Val-de-Marne.

Cette opération consiste à valoriser, par l’obtention d’un label, les commerçants et les artisans vincennois qui mettent en place des actions concrètes en faveur de l’environnement. Opter pour la collecte sélective, maîtriser sa consommation d’eau, éliminer les sacs plastiques, ou encore optimiser l’éclairage de son magasin…voilà les quelques défis que les 40 commerçants et artisans engagés pourront choisir de relever.

Cette opération est inédite et je suis heureux que Vincennes soit la première ville d'Ile-de-France et même de France à mettre en place les Eco-défis. En effet, si la Ville a souhaité être elle-même exemplaire en terme de Développement durable, en s'engageant dans un Agenda 21 local qui sera lancé le 1er Avril 2009, je me félicite de voir que ce sont les commerçants et artisans qui, les premiers, relaient cette volonté d'agir concrètement en faveur de l'environnement !

jeudi, 12 février 2009

Les transports en Ile-de-France

Samedi matin marquait le lancement de la Fédération régionale Ile-de-France du Nouveau Centre.
Chacun des intervenants s’est exprimé sur une problématique qui lui tenait à cœur et c’est sur cet enjeu majeur que sont les transports que j’ai souhaité échanger avec les militants.

En effet, aujourd’hui, l’Ile de France est en effet confrontée à trois défis :
- l’accès au transport collectif, notamment en ce qui concerne les transports de banlieue à banlieue (70% des déplacements en Ile-de-France). Les Franciliens se déplacent davantage, mais en moyenne la population a eu davantage recours à la voiture (+ 57 %) qu’aux transports collectifs (+ 15 %). C’est que l’offre de transport n’a pas suivi, notamment en banlieue : si 64 % des déplacements réalisés dans Paris se vont par la RATP, cette part chute à 23 % en petite couronne et 10 % en grande couronne.
- La saturation des réseaux : dès 2006, le taux de charge de certaines lignes de métro s’est approché de 95 %. Sur le RER A, le trafic journalier a augmenté de 23 % en 10 ans. En outre, la congestion est également liée à l’organisation même des déplacements qui obligent les Franciliens a traversé Paris pour aller de banlieue à banlieue. Ainsi 20 à 25 % des utilisateurs de la ligne 13 traversent Paris sans s’y arrêter.
- Le développement durable. L’usage fort de la voiture en Région Ile-de-France est un vrai défi environnemental. Ainsi, les déplacements en voiture des Franciliens sont responsables de 15 % des émissions de gaz à effet de serre de la région.

Ces trois défis sont considérables car ils nous renvoient à 3 difficultés :
- des pilotes multiples qui se paralysent les uns les autres : la Région, l’Etat, les départements, le STIF, la RATP, la SNCF. En éparpillant les centres de décision, l’avancement des projets se fait à vitesse réduite voire à vitesse nulle ! Aussi nous militons pour un pilote unique en IDF
- un coût d’investissement extrêmement élevé. Aussi, nous militons pour un emprunt régional dédié, le respect des engagements de l’Etat et le recours au financement par le secteur privé.
- un code des marchés publics qui s’est considérablement complexifié depuis 30 ans. Résultat : 15 à 20 ans pour une mise en œuvre effective des projets. Aussi nous militons pour l’établissement de règles simplifiées en matière d’infrastructure.

Le Nouveau Centre demande un plan francilien des transports rapide et massif, pour en finir avec la politique régionale de saupoudrage. La priorité doit être accordée aux transports de banlieue à banlieue avec le projet Métrophérique qui relierait toutes les lignes de métro et certaines stations de RER autour de la capitale. Nous devons également nous intéresser aux villes délaissées en matière d’infrastructures mais aussi en terme de qualité de matériels roulants.

En tant qu’élus responsables, nous nous devons de faciliter le quotidien des franciliens en prenant à bras-le-corps leurs difficultés en matière de transport.

Laurent LAFON

mercredi, 04 février 2009

Lancement de la fédération Nouveau Centre d’Ile-de-France

L’année 2009 est capitale pour l’Ile-de-France, et cela à plusieurs titres. Au cours des mois à venir, Christian BLANC, secrétaire d’Etat chargé du développement de la Région capitale, annoncera les projets retenus pour revitaliser l’agglomération parisienne et en faire l’une des plus dynamiques au monde. Dans le même temps, des propositions visant à réorganiser et à simplifier l’architecture institutionnelle de notre pays, et de la région parisienne en particulier, seront formulées par le comité pour la réforme des collectivités locales présidé par Edouard BALLADUR.

Infrastructure d’avenir et gouvernance plus efficace : sur chacun de ces deux grands enjeux, le Nouveau Centre doit faire entendre sa voix, faire connaître ses propositions et s’affirmer comme l’acteur incontournable de la nouvelle Ile-de-France qui émergera bientôt.

Pour cela, André SANTINI, Jean-Christophe LAGARDE, Yves POZZO DI BORGO, Hervé MARSEILLE et moi-même avons souhaité mettre en place une fédération régionale du Nouveau Centre. Mieux coordonnés, plus visibles, nous réussirons la reconquête de la première région française.

C’est dans cet esprit que nous avons le plaisir de vous inviter au lancement officiel de la fédération régionale du Nouveau Centre à Vincennes le 7 février à 9h30, au cours duquel Christian BLANC nous livrera sa vision de l’Ile-de-France de demain.

Votre mobilisation est indispensable à notre réussite. Je sais pouvoir compter sur vous.


Lancement de la fédération Nouveau Centre d’Ile-de-France :

- Samedi 7 février de 9h30 à 12h30,
salle George Pompidou
142 rue de Fontenay 94300 Vincennes
Métro ligne 1 arrête Bérault ou Château de Vincennes / RER A Vincennes

Toutes les notes