mercredi, 23 septembre 2009
Ne trahissons pas le projet de musée de l'Histoire de France
J’ai pris connaissance de la nomination, annoncée ce jour par le ministère de la Culture et de la Communication, de M. Jean-François Hebert, à la présidence du tout nouvel établissement public du château de Fontainebleau et le félicite de la mission qui lui a été confiée de mettre en œuvre le projet de musée de l’Histoire de France souhaité au début de l’année par le Président de la République.
Au-delà de la demi-surprise que constitue cette nomination, la méthode suivie par l’administration du ministère de la culture doit interroger tout citoyen attaché à la transparence de la chose publique. Jean-François HEBERT se voit tout à la fois confier la direction du château de Fontainebleau et la responsabilité d’évaluer, pour le ministre de la culture, le choix du meilleur site pour accueillir le futur musée de l’histoire de France voulu par le Chef de l’Etat. Naturellement, personne ne peut préjuger du choix qui sera fait, et je ne dis pas que Jean-François HERBERT est à la fois juge et partie. Ce qui nous intéresse, non seulement à Vincennes mais dans tout l’Est parisien qui soutient unanimement notre candidature, c’est qu’au final le projet du président de la République ne soit pas dénaturé. Il s’agit de concevoir et d’installer le musée de l’histoire de notre pays, c’est en vérité le musée de tous les Français. Certes le ministère de la culture a toute sa place, mais si nous voulons un espace vivant, un espace à l’image de notre pays et de notre identité alors le ministère de la Recherche, avec les chercheurs, le ministère de l’Education, avec la communauté éducative, et les collectivités locales, doivent être parties prenantes. En annonçant son désir de voir se créer un tel musée Nicolas Sarkozy ne disait-il pas : « Ce musée sera situé dans un lieu emblématique de notre histoire, un lieu qui reste à choisir et qui sera choisi : il y a plusieurs idées qui font sens mais il faut en débattre, échanger, il faut que cela polémique un peu, que chacun fasse valoir ses arguments ».
L’ambition présidentielle doit rester l’axe central du choix du futur site et le Château de Vincennes reste à mon sens plus que jamais le lieu idéal pour l’accueillir. Vincennes, c'est la candidature des chercheurs, des historiens et celle de tous les élus, de gauche, du centre, et de droite du Grand Paris. L’Est parisien attend que l'Etat et la Nation l’inclue enfin dans une histoire de France qui s’écrit chaque jour.


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