dimanche, 20 décembre 2009
HIVER 2009
Le froid n’est pas le seul à s’être installé : les mauvaises nouvelles aussi, celles qui nous montrent l’urgence d’agir concrètement en faveur du logement et de l’insertion des femmes et des hommes sans domicile fixe, ou en situation de grande précarité. Hier, c’était à Bordeaux, aujourd’hui, c’est à Villeneuve Saint-George, dans notre département, et aussi à Chateauroux ou Marseille : des morts de la rue.
L’année dernière, ces mêmes drames avaient touché Paris, avec des SDF qui sont morts dans le Bois de Vincennes. Avec l’Etat, avec le département de Paris, j’ai décidé que Vincennes devait apporter sa pierre à la solidarité de proximité, celle des collectivités locales : c’est ainsi que j’ai inscrit Vincennes et les villes de Joinville-le-Pont, Saint-Mandé, Saint-Maur et Nogent-sur-Marne qui avaient répondu positivement à mon appel, dans l’action de la “mission Bois de Vincennes” confiée à Emmaus pour aider ces femmes et ces hommes à quitter le bois, à disposer d’un foyer et – surtout – d’une vraie démarche d’insertion, un parcours de retour à la vie.
Demain, à la Région, nous devrons avec Valérie PECRESSE et André SANTINI favoriser ces démarches, aider ces associations et enfin mettre en place un “plan régional de lutte contre les habitats précaires”, avec une obligation, sinon de résultats – car la liberté de chacun doit être respectée – mais de moyens.
Laurent Lafon
Maire de Vincennes
Conseiller régional d'Île-de-France
10:19 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vincennes, bois, sdf, solidarité, hiver, laurent lafon, valérie pécresse, andré santini
vendredi, 18 décembre 2009
UN BUDGET POUR RIEN!
Contre le gouvernement de la République ? Si c’est le cas, il faudra nous l’expliquer. Contre la crise économique ? Mais alors où sont les efforts pour relayer le Plan de relance, où sont les grands projets ?
Et comment prétendre combattre quoique ce soit lorsque les dépenses de fonctionnement sont hors contrôle et que, chaque année, la part du budget régional consacrée à l’investissement - que ce soit dans le domaine du transport, du logement, de l’environnement - se réduit !
Non, le groupe Nouveau centre n'a pas voté ce « budget de combat » car le seul combat que mène la majorité régionale actuelle, c’est celui contre la vérité du bilan : transports congestionnés, logements de plus en plus rares et chers, environnement dégradé, emplois en berne... et une fiscalité qui a cru de 69 % ! Bref, pas le bilan que l’on est en droit d'attendre de ce qui devrait être la première région d’Europe.
20:57 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : région, Île-de-france, huchon, laurent lafon, vincennes
jeudi, 26 novembre 2009
Contrat particulier Région Ile-de-France - Département du Val-de-Marne : j'appelle Jean-Paul Huchon au respect de ses engagements!
A l’occasion de la présentation du contrat particulier Région Ile-de-France - Département du Val-de-Marne aujourd’hui en séance plénière du Conseil régional, je tiens à faire part de ma colère face au manque d’ambition de ce contrat qui désavantage très nettement les communes de droite et du centre au profit des villes de gauches mais surtout au détriment des grands enjeux identifiés dans notre département.
Ainsi, la réduction des nuisances sonores provoquées par le RER A, ligne la plus chargée au monde en terme de trafic voyageurs, avec plus d’un train par minute aux heures de pointe, avait été retenue au contrat de plan Etat-région 2000-2006, et le programme de réduction des nuisances découpé en trois phases distinctes. La première phase ayant été réalisée, les «phases 2 et 3» prévoient un dispositif d'isolation phonique, avec couverture partielle des talus et écrans acoustiques, sur la section commune à ciel ouvert qui traverse les communes de Saint-Mandé, Vincennes et Fontenay.
Dès le mois de février 2007, lors de l’examen du contrat de projet Etat – Région, le président Jean-Paul HUCHON s’est engagé à la poursuite des travaux de réduction de ces nuisances sonores, par la mise en place d'un contrat particulier Région-Département, travaux auxquels les 3 communes seraient appelées à participer en fonction de leurs capacités.
Pourtant, ce financement n’apparait pas dans le contrat particulier Région Ile-de-France - Département du Val-de-Marne ! C’est pourquoi, pour pallier la défection de Jean-Paul HUCHON sur ce dossier, j’ai décidé de déposer un amendement qui réponde aux souhaits et besoins de la population des 3 communes concernées et j’appelle tous les élus à me rejoindre dans ce combat!
12:17 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mercredi, 07 octobre 2009
Pourquoi l’accord entre l’Etat et la Région qui avait été scellé cet été pour faire enfin avancer le SDRIF a subitement disparu ?
Suite à l’adoption du SDRIF en septembre 2008 et au discours du président de la République le 29 avril dernier sur le Grand Paris, l’Etat et la Région avaient convenu, dans une démarche enfin constructive, d’entamer un dialogue sur les modifications qui pourraient être apportées au SDRIF sans remettre en cause l’esprit général du texte. Ce dialogue au plus haut niveau avait été réclamé a maintes reprises par le groupe Centre et apparentés du Conseil régional d’Ile-de-France que je préside, inquiet devant la politisation excessive des enjeux liés au « Grand Paris ».
Le dialogue a été engagé au début de l’été, de nombreuses réunions ont eu lieu entre le président de la Région Jean-Paul HUCHON, le secrétaire d’Etat Christian BLANC, le cabinet du Premier ministre et le préfet de Région. De même, à notre demande, l’ensemble des groupes représentés au Conseil régional a été associé au dialogue.
C’est pourquoi je m’étais réjouis de l’accord auquel était parvenu l’Etat et Région. L’accord consistait, pour l’Etat, à accepter de transmettre le SDRIF au Conseil d’Etat pour approbation, contre l’engagement de la Région d’engager immédiatement sa révision pour incorporer les éléments substantiels du projet du Secrétaire d’Etat Christian BLANC. Ce protocole d’accord aurait dû être approuvé par le conseil régional le 8 et 9 octobre prochain.
Or, ce point ne figure pas à l’ordre du jour car la Région a décidé, unilatéralement et subitement, de refuser le protocole d’accord. Le SDRIF est donc bloqué par la seule volonté de l’Exécutif régional. En effet, Jean-Paul HUCHON, devant la désunion de sa propre majorité sur cette question cruciale, a préféré évité un vote défavorable au prochain conseil régional, qui l’aurait gravement fragilisé à six mois des élections régionales.
Je m’élève contre cette logique politicienne qui anéantie complètement le dialogue constructif qui avait été enfin engagé entre l’Etat et la Région !
19:03 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 10 avril 2009
Retour sur le vote de la proposition relative à la Charte de la diversité
Je suis intervenu mercredi dans l’émission du 19/20 sur France 3 pour revenir sur la proposition du groupe dont je suis le président concernant une Charte de la diversité dans les CFA. Hélas, comme vous le savez, cette proposition a été censurée par un vote du groupe socialiste et Front national. Une grande déception qui desservira en premier lieu les franciliens!
Pour voir l’interview :
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b92a_1920&video_number=1
16:08 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 03 avril 2009
Le cynisme politique contre le principe de l'égalité républicaine
Lors du vote en séance plénière du 26 mars, Leila LEGHMARA, au nom du groupe Centre et apparentés du Conseil régional d’Ile de France, a proposé l'élaboration d'une Charte de la diversité luttant contre les discriminations récurrentes dans les CFA (Centre de formation d’apprentis). Le groupe Socialiste a, avec le groupe Front National, empêché toute possibilité de débat en votant la « question préalable », qui annule de facto l’examen du texte.
Je ne saurais que trop répéter mon indignation, et celle de mes collègues, sur le traitement que le groupe socialiste a réservé à cette proposition de charte, qui nous semblait aller de soi. En effet, nous étions, naturellement, loin de nous imaginer que les socialises privilégieraient de basses manœuvres politiques au détriment des valeurs qu’ils prétendent défendre.
Le vote de cette procédure, utilisée pour des motifs fallacieux, n’est ni plus ni moins qu’un déni démocratique scandaleux !
15:01 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
jeudi, 12 février 2009
Les transports en Ile-de-France
Samedi matin marquait le lancement de la Fédération régionale Ile-de-France du Nouveau Centre.
Chacun des intervenants s’est exprimé sur une problématique qui lui tenait à cœur et c’est sur cet enjeu majeur que sont les transports que j’ai souhaité échanger avec les militants.
En effet, aujourd’hui, l’Ile de France est en effet confrontée à trois défis :
- l’accès au transport collectif, notamment en ce qui concerne les transports de banlieue à banlieue (70% des déplacements en Ile-de-France). Les Franciliens se déplacent davantage, mais en moyenne la population a eu davantage recours à la voiture (+ 57 %) qu’aux transports collectifs (+ 15 %). C’est que l’offre de transport n’a pas suivi, notamment en banlieue : si 64 % des déplacements réalisés dans Paris se vont par la RATP, cette part chute à 23 % en petite couronne et 10 % en grande couronne.
- La saturation des réseaux : dès 2006, le taux de charge de certaines lignes de métro s’est approché de 95 %. Sur le RER A, le trafic journalier a augmenté de 23 % en 10 ans. En outre, la congestion est également liée à l’organisation même des déplacements qui obligent les Franciliens a traversé Paris pour aller de banlieue à banlieue. Ainsi 20 à 25 % des utilisateurs de la ligne 13 traversent Paris sans s’y arrêter.
- Le développement durable. L’usage fort de la voiture en Région Ile-de-France est un vrai défi environnemental. Ainsi, les déplacements en voiture des Franciliens sont responsables de 15 % des émissions de gaz à effet de serre de la région.
Ces trois défis sont considérables car ils nous renvoient à 3 difficultés :
- des pilotes multiples qui se paralysent les uns les autres : la Région, l’Etat, les départements, le STIF, la RATP, la SNCF. En éparpillant les centres de décision, l’avancement des projets se fait à vitesse réduite voire à vitesse nulle ! Aussi nous militons pour un pilote unique en IDF
- un coût d’investissement extrêmement élevé. Aussi, nous militons pour un emprunt régional dédié, le respect des engagements de l’Etat et le recours au financement par le secteur privé.
- un code des marchés publics qui s’est considérablement complexifié depuis 30 ans. Résultat : 15 à 20 ans pour une mise en œuvre effective des projets. Aussi nous militons pour l’établissement de règles simplifiées en matière d’infrastructure.
Le Nouveau Centre demande un plan francilien des transports rapide et massif, pour en finir avec la politique régionale de saupoudrage. La priorité doit être accordée aux transports de banlieue à banlieue avec le projet Métrophérique qui relierait toutes les lignes de métro et certaines stations de RER autour de la capitale. Nous devons également nous intéresser aux villes délaissées en matière d’infrastructures mais aussi en terme de qualité de matériels roulants.
En tant qu’élus responsables, nous nous devons de faciliter le quotidien des franciliens en prenant à bras-le-corps leurs difficultés en matière de transport.
Laurent LAFON
19:06 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 13 octobre 2008
Interview sur France 3 - En trois mots
21:51 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grand paris, région, nouveau centre, institutions, médias, métropole
jeudi, 09 octobre 2008
IDF: le Nouveau Centre n'exclut pas de présenter une liste aux régionales
PARIS, 9 octobre 2008 (AFP) - Le Nouveau centre (NC) "a vocation à être très présent" aux élections régionales, prévues en mars 2010, et n'exclut pas de présenter sa propre liste, a déclaré le président du groupe NC au conseil de la région Ile-de-France, Laurent Lafon.
"On a un tissu important d'élus franciliens (dont 8 conseillers régionaux, ndlr), on a des leaders, on a donc vocation a être très présents à ce scrutin", a-t-il déclaré à l'AFP, à l'issue de la première réunion du groupe, visant à préparer les européennes de 2009 et les régionales, qui pourraient être reportées à 2011.
"Sans préjuger de ce que sera le futur système électoral" pour les régionales, induit par une éventuelle réforme des collectivités territoriales, "le Nouveau centre n'exclut pas une présence autonome", a ajouté le maire de Vincennes (Val-de-Marne).
Les noms de Jean-Christophe Largarde, président exécutif du Nouveau Centre, de Laurent Lafon, mais aussi d'André Santini (secrétaire d'Etat à la Fonction publique), qui fut chef de file de l'UDF aux régionales de 2004, et de Christian Blanc (secrétaire d'Etat au Développement de la région-capitale), sont cités par plusieurs élus NC d'Ile-de-France comme chefs de file possibles pour la région.
Interrogé par l'AFP à l'issue de la réunion, Christian Blanc a toutefois redit qu'il n'était "pas candidat" à la tête d'une éventuelle liste régionale du Nouveau centre.
Quant à l'ancien journaliste transfuge du MoDem, Jean-Marie Cavada, "il est plus sur un créneau européen", selon plusieurs élus franciliens.
Chef de file de l'UMP dans le XXème arrondissement de Paris aux municipales de mars, M. Cavada a formé avec les élus (NC) le groupe "Centre et Indépendants" au conseil de Paris, dont il est vice-président et porte-parole.
Dépêche AFP 9 octobre 2008 - 20 h 17.
21:24 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : laurent lafon, vincennes, région ile-de-france, nouveau centre
jeudi, 25 septembre 2008
Pourquoi je voterai contre le SDRIF
C’est ce 25 septembre que le Conseil régional doit examiner le projet de Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF). Comme président du Groupe Centre et Apparentés, je voterai non – sans état d’âme.
C’est le « non » de la cohérence. Cohérence, d’abord, avec le vote que mes collègues UDF et moi faisions une première fois sur ce texte en février 2007. Cohérence, surtout, avec la logique : voilà que l’on nous présente un texte, présenté comme définitif, qui dessine l’avenir de la Région à trente ans (!) alors même que l’Etat, avec l’action de Christian BLANC, et les maires réunis au sein de la conférence métropolitaine, engage une réflexion autrement plus ambitieuse en matière d’aménagement du territoire et d’organisation institutionnelle. Du coup, je pose la question : pourquoi ce texte-là, et pourquoi à ce moment-là ?
Le SDRIF est devenu l’otage de la lutte que se livrent l’Etat et la Région, et plus directement la majorité et l’opposition régionale. A la vérité, le SDRIF ne mérite ni cet excès de lyrisme de la gauche, nous dessinant un avenir radieux en 2030 sans jamais nous dire comment ils comptent y parvenir, ni cet excès d’opprobre : le SDRIF n’est pas dangereux puisque si le texte présenté demain est adopté, il ne sera pas plus appliqué que ne le fut celui de 1994… En vérité, le SDRIF est déjà mort, victime collatérale d’un combat trop anticipé, celui de 2010.
Laurent LAFON
Maire de Vincennes
Conseiller régional d'Île-de-Vincennes
16:45 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

